Personal tools
You are here: Home Contenu Chapitre 4
Document Actions

Chapitre 4

L’activité, les marges et les flux de trésorerie d’exploitation

L’interprétation de l’information financière est largement dépendante de l’activité de l’entreprise. La nature de l’activité détermine en effet son intensité en capital (matériel, immatériel) et en ressources humaines, et donc ses besoins financiers (investissements, BFRE, charges). Elle positionne également l’entreprise au sein d’un environnement concurrentiel spécifique. En outre, la croissance, ou au contraire la diminution de l’activité, a des implications importantes sur l’évolution des indicateurs financiers. Cependant, ce déterminisme sectoriel laisse à l’entreprise des moyens d’action propres qui s’expriment dans les choix stratégiques. La prise en considération des caractéristiques sectorielles apparaît essentielle à la fois pour la compréhension ex ante des choix de l’entreprise et pour l’analyse ex post de l’efficacité de ces choix. Dans l’analyse des documents comptables, cette efficacité se traduit essentiellement dans la profitabilité de l’entreprise comparée à celle de ses concurrents. Cette analyse implique une compréhension globale du secteur d’activité et du positionnement de l’entreprise dans son secteur, en privilégiant une approche dynamique. Le compte de résultat apparaît ainsi comme le lieu d’expression de l’avantage concurrentiel. Ce dernier naît des choix stratégiques d’activité, d’investissement, d’organisation et il se traduit dans la capacité de l’entreprise à générer du chiffre d’affaires et des résultats. L’étude de cette capacité, appréciée de manière dynamique (à travers son évolution dans le temps) et contextuelle (en particulier par rapport aux concurrents), constitue l’objectif fondamental de l’analyse des marges.

En outre, les résultats dégagés par l’entreprise constituent une source d’autofinancement. Cette approche de l’analyse du résultat cherche à apprécier la faculté de l’entreprise à générer, de par son activité, des flux de trésorerie. La capacité d’autofinancement (CAF) résulte principalement de la capacité de l’entreprise à dégager des marges. Une approche complète des flux de trésorerie issus de l’activité implique la prise en compte des flux liés au besoin en fonds de roulement d'exploitation (BFRE). Cette analyse de l’activité en termes de flux de trésorerie est synthétisée à travers le flux de trésorerie généré par l'activité (FTA, également appelé flux de trésorerie d'exploitation) qui correspond à la CAF minorée des accroissements de BFRE (ou majorée des diminutions de BFRE). L’analyse de l’activité est alors effectuée en termes de ressource, appréciée au regard des besoins (en particulier les investissements).

Ainsi deux grands types d’analyse de l’activité peuvent être distingués. Une première analyse est centrée sur la formation du résultat, et vise à expliquer la profitabilité de l’entreprise. Une deuxième analyse est centrée sur la formation des flux de trésorerie générés par l'activité, et vise à évaluer le degré d’autonomie financière de l’entreprise et son aptitude à financer son développement. Si les perspectives de ces deux analyses sont différentes, elles reposent néanmoins en premier lieu sur l’étude des marges, qui sera détaillée en sections 1 et 2. La section 3 présente l’étude des flux de trésorerie issus de l'activité (notés par la suite FTA).

1. Méthodologie de l’analyse des marges

1.1. La présentation par fonction ou par nature du compte de résultat

1.2. Ratios de marges : comparaisons sectorielles et évolution

1.2.1. La comparabilité des ratios

1.2.2. L’évolution dans le temps

1.2.3. Les comparaisons sectorielles

2. Les déterminants des marges

2.1. La relation taille - profitabilité

2.2. L’intensité de la concurrence

2.2.1. Les sources d’information sur les secteurs

2.2.2. L’analyse structurelle de l’intensité concurrentielle

2.3. Le positionnement concurrentiel de la firme : les stratégies génériques associées à l’analyse des marges

2.4. La croissance de l’activité

2.4.1. Analyse structurelle : le cycle de vie

2.4.2. Sensibilité de l’entreprise aux facteurs conjoncturels

2.4.3. La croissance sélective : la répartition du chiffre d’affaires par activité

2.5. L’impact des choix organisationnels sur les marges

2.5.1. Le degré d’externalisation

2.5.2. L’intensité en capital

3. L’analyse des flux de trésorerie générés par l’activité

3.1. La formation des flux de trésorerie issus de l'activité

3.2. L’utilisation des flux de trésorerie issus de l'activité

 

Powered by Plone CMS, the Open Source Content Management System

This site conforms to the following standards: