Troisième partie
Financement et capitaux investis : analyse de la performance financière
La performance d’une entreprise résulte de ses choix économiques mais aussi de ses choix financiers. La structure financière, c’est-à-dire la proportion de capitaux propres et de dettes financières, a essentiellement un impact sur le risque. Un taux d’endettement élevé peut altérer la solvabilité car il engendre un flux de paiements fixes que l’entreprise ne pourra pas nécessairement adapter à ses flux d’activité. Il s’ensuit une certaine conception de l’équilibre financier fondée sur une approche dynamique des flux (chapitre 9). Du point de vue du propriétaire, l’endettement présente l’avantage de réduire le montant des fonds à investir en capitaux propres (à niveau d’actif économique équivalent). Mais cet avantage s’accompagne d’une prise de risque plus forte qui est mise en évidence par la relation dite de l’effet de levier (chapitre 10). Cette relation formalise l’accroissement de la rentabilité et du risque de l’actionnaire due à une augmentation du taux d’endettement. Elle est étudiée dans un cadre ex post à partir des données issues de la comptabilité.
Cette analyse peut être étendue à une approche prévisionnelle. Dans le cas des actionnaires il s’agit principalement d’introduire la valeur et les interactions rentabilité - risque dans la relation de l’effet de levier (chapitre 11). Dans le cas de l’analyse de l’insolvabilité, il s’agit d’anticiper le risque de faillite et d’en évaluer ses conséquences (chapitre 12). Finalement, cette troisième partie, au-delà de la mise en évidence de l’impact des choix de financement, traite plus globalement de la problématique de la relation de l’entreprise avec ses apporteurs de capitaux : les actionnaires et les prêteurs.